La Rustine

Il existe un petit objet en bois qui tient dans la paume avec une autorité tranquille — lisse, chaud, dense de la gravité d'un bois bien travaillé. Il n'y a aucune marque gravée dessus. Il ne nécessite ni batterie, ni charge, ni abonnement, ni remplacement. C'est le même objet, fabriqué de la même manière, depuis très longtemps.

Le patchin est la poignée de sac japonaise traditionnelle — une paire de tiges en bois, chacune sculptée dans du bois dur (généralement du paulownia, du buis ou de l'ébène), connectées par le corps en soie ou en tissu du sac. La soie passe sur les tiges et le poids du sac les maintient en place. Il n'y a pas de mécanisme. Il n'y a pas de charnière. Il n'y a que la relation entre le tissu et le bois, maintenue par la gravité et la tension.

C'est une ingénierie élégante dans le vrai sens du terme : la solution la plus simple possible au problème du transport d'un sac. Chaque élément supplémentaire — un fermoir, une fermeture éclair, une fermeture magnétique — ajouterait de la complexité sans ajouter de fonction. Le patchin est déjà la réponse.

Les poignées que nous utilisons chez Renaras proviennent des mêmes artisans du bois spécialisés au Japon qui les fabriquent depuis des générations. Chaque paire est légèrement différente — le grain du bois, la densité particulière du bois, les légères marques de l'outil de tournage. Elles sont disponibles en accessoires séparément, et sont également le système de fermeture de nos pochettes en soie kinchaku.

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